Souvenirs d’Italie « Les Pouilles »

, par  HETROIT Jean-Pierre , popularité : 14%

Les Pouilles : Vous avez dit Pouilleux !!!!!! non, Pouilleux est un sobriquet c’est un dérivé de pou, l’origine de ce nom est française son étymologie vient de (pulex) la puce en latin. Notre voyage, lui, s’est déroulé dans les Pouilles qui en italien se dit Puglia , les terres , celles qui relient les 2 mers « ionienne et adriatique », terre de charme et d’âmes anciennes qui a vu se succéder pendant un très grand nombre de siècles beaucoup de civilisations de la Méditerranée et de l’Europe. Chacune d’elle a laissé son emprunte ineffaçable.

j’ai demandé à Daniel le ressenti d’un participant vu de l’intérieur d’un groupe voici son texte (en libre expression).
Jean-Pierre, qui m’avait déjà kidnappé mon appareil numérique pour faire la photo de groupe à Alberobello, m’a sollicité pour écrire un petit texte en accompagnement de la dite photo. Je ne ferai pas un plagiat d’un guide touristique, pas plus que je ne me substituerai à Rossella notre guide local. Je prends le parti de vous confier mon ressenti sur ce voyage dans les Pouilles.

J’ai aimé la campagne, magnifique sous le soleil avec des oliviers millénaires qui imposent le respect. Qui sommes nous, petits bonshommes vaniteux avec nos quelques dizaines d’années d’espérance de vie.

Mais à part ça, quoi d’autre ? Beaucoup d’entre nous ont eu la même interrogation. Quelle économie dans cette région ? Notre gentille Rossella nous disait alors,« c’est un peu compliqué ». Beaucoup d’Italiens ont quitté leur pays, nous en connaissons tous au moins un. J’ai longtemps repensé à mon copain Luigi qui achetait souvent un quotidien italien en gare d’Arras pour le ramener chez lui, pour ses parents immigrés. Cela me rappelait que ces gens étaient des déracinés, qui avaient dû fuir la misère. Ils avaient, à cette époque, trouvé un pays d’accueil. Ce qui n’est plus vraiment le cas aujourd’hui : ils périssent en mer dans l’indifférence de pays trop occupés par l’évolution du CAC 40.

Et Dieu dans tout ça ? Pour ce qui est des églises, alors là, elles sont omniprésentes. Dans la ville de Bitonto par exemple, j’en ai compté sept sur les onze bâtiments remarquables d’un plan de la ville. Cette importance me semble malsaine. Je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec le moyen-âge français : ignorance du peuple et exploitation de ce dernier par l’église. Rossella nous disait que son grand-père ne savait pas écrire et qu’il faisait une croix en guise de signature. Comment se défendre quand on n’a pas un minimum de savoir ? Che Guevara était très soucieux du niveau d’instruction du peuple cubain. Selon lui, un peuple qui manque de connaissances est un peuple qui peut facilement être soumis, à qui l’on peut faire croire ce que l’on veut. Le savoir est un pouvoir d’autant plus puissant, qu’il est face à l’ignorance.

Ce n’est pas très touristique tout cela, mais ce voyage m’a souvent interpellé et beaucoup intéressé. De plus, quel enrichissement au contact de certains compagnons de voyage !

Quelle découverte avec une voisine de table qui m’a raconté les quinze années passées auprès de personnes placées dans un service médical spécialisé. La journée je la voyais vive, sans arrêt en mouvement, le sourire et la bienveillance en permanence sur son visage. Et ce soir là, je me suis rendu compte qu’elle était d’une grande profondeur d’esprit, dotée d’un grand courage et surtout, d’un amour pour les autres sans réserve. Admirable. Là aussi, respect et merci.

Et puis cette personne qui, avec son épouse, se battait bec et ongles pour l’avenir de ses petits-enfants, pour leur éviter une vie chaotique. Cette personne aussi était joviale, mais quelle souffrance elle endurait, quel amour elle portait à ses petits, et quelle sensibilité à fleur de peau. Touchant. Je pense à vous.

En plus léger, je repense à Françoise et Jean-Louis pour les franches rigolades du petit déjeuner. Françoise a un véritable don de conteur. Son débit de paroles laisse le temps d’imaginer ce qu’elle raconte. Et au final, cela débouche toujours sur un gag qui la fait rire aux larmes, cachée derrière sa serviette de table, avec l’impossibilité de reprendre la conversation avant quelque temps. Merci à toi Françoise pour ces petits moments de bonheur.

Voilà Jean-Pierre, je te rends ma copie, je ne sais pas quelle note je vais avoir mais je voudrais te remercier pour m’avoir sollicité. J’ai passé un moment agréable à repenser à tout cela et surtout, encore merci pour ton organisation perlée, comme d’habitude.
Daniel Solat
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